Je n'oublierai jamais les marchés de Lomé, j'avais 8 ans...

 Je n'oublierai jamais les marchés de Lomé, j'avais 8 ans...
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# Posté le vendredi 27 juillet 2007 11:21

Modifié le samedi 28 juillet 2007 17:00

Sur les chemins de mon enfance...

PARTIR, REVENIR


Partir, revenir, dans ma brûlante Afrique,
Aux marchés togolais, truculents, épicés
Où maman m'emmenait prendre un bain de culture
Et inonder mon âme de saveurs, de musiques,
De griots du Bénin aux djembés syncopés,
De tams-tams joyeux en bananes-plaintains.

Partir, revenir, sous les palmiers géants
Croulants sous les cocos de mon arbre à Lomé,
Quand les boubous dansaient sur des airs lancinants,
Au son de la kora leurs cadences endiablées.

Partir, revenir, traverser l'autre rive,
Me retrouver encore dans l'île où je suis née,
Dans cette terre rouge et comme teintée d'or,
Au milieu des enfants avec qui je jouais,
Le soir à Tamatave, dans mon île au trésor.
Et l'exquis romazav que préparait Nénenne,
Ma si tendre nourrice.
Oui, à Tananarive, autant qu'il m'en souvienne,
Berceau d'humanité, comme j'en rêve encor !

Partir, revenir, comme au temps des jasmins
Qui embaumaient le c½ur de ma chambre à Tunis.
Je veux sentir encore tes capiteux parfums
Et marcher, lentement, remonter les délices
De ce temps partagé en beau pays berbère.
Quand je partais matin, le long des rues en liesse,
Heureuse et fascinée par les femmes à Gabès,
Tout l'art de cette Afrique dans mes yeux d'écolière,
De Bizerte à Tozeur, de Sfax à Monastir.

Partir, revenir, dans ma brûlante Afrique,
Compter les mille fleurs des sentiers de l'histoire
Du parchemin des hommes.
Retrouver mon enfance perdue dans ma mémoire
Et l'eau qui coule au loin, lénifiante et mystique.
Les regards aperçus derrière les collines,
Les chemins égarés, les secrets qu'on devine
Sous les coeurs aux pieds nus.
Ce chant pur de la vie, ce vertical inspir.
Une dernière fois, partir, revenir.
Là-bas, rien qu'une fois,
Après, je peux mourir...



Véronique...... Février 2007


Sur les chemins de mon enfance...

# Posté le vendredi 27 juillet 2007 14:02

Modifié le dimanche 12 août 2007 16:15

Après l'effort, le réconfort d'une recette toute estivale...

Mon confit d'aubergines frappé


Pour 6 personnes :

-2 kilos d'aubergines
-200gr de tomates concassées
-200gr de céleri en branches
-150gr de ketchup
-30gr d'ail
-20gr de câpres
-Huile dolive
-sel, poivre

Coupez les aubergines en gros dés, faites-les dégorger, passez-les dans une friteuse 15 mn ( ou dans un wok avec un fond d'huile olive). Faites revenir l'ail, le céleri avec un peu d'huile, déglacez au vinaigre, puis incorporez les tomates, le ketchup, les câpres, le sel et le poivre.
Versez le tout sur les aubergines.
Servez très frais.

Recette simplissime, raffinée, délicieuse quand il fait chaud, avec des brochettes...
Après l'effort, le réconfort d'une recette toute estivale...
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# Posté le dimanche 29 juillet 2007 04:03

Modifié le dimanche 29 juillet 2007 04:32

"Les premiers instants" de René Char ...

"Les premiers instants" de René Char ...
"Nous regardions couler devant nous l'eau grandissante.

Elle effaçait d'un coup la montagne, se chassant de ses flancs maternels.

Ce n'était pas un torrent qui s'offrait à son destin mais une bête ineffable dont nous devenions la parole et la substance.

Elle nous tenait amoureux sur l'arc tout puissant de son imagination.

Quelle intervention eût pu nous contraindre ?

La modicité quotidienne avait fui, le sang jeté était rendu à sa chaleur.

Adoptés par l'ouvert, poncés jusqu'à l'invisible, nous étions une victoire
qui ne prendrait jamais fin."


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# Posté le lundi 30 juillet 2007 16:58

Modifié le samedi 11 août 2007 11:41

Mon maître en poésie, Baudelaire, quelques poèmes, parmi mes préférés...

Harmonie du soir


Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
es sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige
.

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !



 Mon maître en poésie, Baudelaire, quelques poèmes, parmi mes préférés...
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# Posté le lundi 30 juillet 2007 17:50

Modifié le lundi 06 août 2007 09:27