Une vieille, tant mère
Qu'elle a tout consolé,
Tout contrôlé, volé
De ses yeux défunts
Comme un mauvais parfum.
Et passe et rage, fière,
Une vieille, une mère
Qui console avec soin
Et qui voit tout de loin.
Et passe et rage, fière,
Toute la pauvre mère.
Ces deux-là sont couchés côte à côte,
L'un dans un sens et l'autre dans l'autre.
Point de chanson : point de chanteurs.
Ils dorment bien et bien leur fasse !
Leur maman les veille, les yeux
pleins de son malheur qu'elle garde
Précieusement, car les enfants
n'ont pas besoin d'être aussi grands
Que leurs parents.


